Antoinette Fouque, son parcours féministe

Antoinette Fouque

Antoinette Fouque se distingue de la philosophe Simone de Beauvoir et ce que cette dernière défend dans « Le deuxième sexe ». La féminologie, l’écrivaine la décrit au fil de 3 ouvrages publiés entre la fin des années 80 et la décennie 2010. « Le dictionnaire universel des créatrices » est édité en 2013. Cet ouvrage de 5 000 pages raconte 40 siècles de création des femmes sur toute la planète. La lutte d’Antoinette Fouque n’a rien à voir avec un militantisme féminin excessif, elle revendique la maternité, qui n’est pas selon la théoricienne en contradiction avec avec la libération de la femme.

Antoinette Fouque, une jeunesse entre Marseille et Paris

Antoinette Fouque gardera jusqu’à sa mort un enracinement politique marqué à gauche de ses années passées dans un quartier ouvrier. Elle a été à bonne école dès lors que son père était un militant syndicaliste. La cité phocéenne a vu naître Antoinette Fouque en 1936.

L’Alliance des Femmes pour la Démocratie : son engagement politique

Toujours dynamique à l’heure actuelle, l’Alliance des Femmes pour la Démocratie fondée par Antoinette Fouque se positionne à gauche. La militante siège au parlement européen durant 5 années, elle s’était présentée sur la liste des Radicaux de gauche. A Strasbourg, Antoinette Fouque a assuré la vice-présidence de la commission des droits de la femme.

Antoinette Fouque lance l’Observatoire de la Misogynie et le Collège de Féminologie. Au siège des Nations Unies et sur toute la planète, la militante se bat pour les femmes. Tous les combats pour les droits des femmes ont reçu le soutien d’Antoinette Fouque.

Une militante et des mouvements

Lorsqu’elle revient en France, en 1989, Antoinette Fouque lance une autre structure nommée l’Alliance des femmes pour la démocratie. Afin de prévenir tout détournement par les partis, le MLF a vu son nom déposé à l’Institut national de la propriété intellectuelle. Soutenue par plusieurs militantes, elle lance le MLF.

Elle est à l’initiative du cercle de réflexion Psychanalyse et Politique, courant fondateur du mouvement MLF. C’est en 1972 qu’Antoinette Fouque débat sur la sexualité de la femme aux côtés de la philosophe Luce Irigaray. Parallèlement à l’enseignement, elle est critique littéraire pour plusieurs sociétés d’édition et écrit des notes de lecture pour une 3e. Roland Barthes est son directeur de thèse. Antoinette Fouque obtient un Diplôme d’études approfondies. C’est à cette époque qu’elle fréquente Monique Wittig, écrivaine féministe.